Dans l'enchevêtrement des branches,
au fond d'un jardin,
une petite cabane en bois
laissée à l'abandon ...
vivement la nuit
Si ce blog présente quelques uns de mes travaux d'artiste, il est surtout destiné à rassembler pèle-mèle des images
du quotidien, des références aux artistes qui m'inspirent, des rencontres...
Un peu comme un grand tiroir vituel où je rangerais des bribes du monde, pour avoir le plaisir, de temps en temps,
de m'y replonger et de m'étonner de retrouver des images oubliées, des sensations...
On oublie parfois si vite !
Pour les faire partager, aussi, aux quelques visiteurs qui peuvent parfois s'y égarer...
Dans l'enchevêtrement des branches,
au fond d'un jardin,
une petite cabane en bois
laissée à l'abandon ...
On pourrait croire qu'eux aussi sont en cage, derrière les barreaux des troncs.
A moins que ce soit ceux qui les regardent,
dans l'espace lumineux où ils se tiennent, depuis l'ombre des arbres ?
Est-on plus libre en tissant des liens ou en ne voulant pas en avoir ?
Mon amie Hanska aussi se pose cette question des liens.
Nous nous la posons sans doute tous.
Allez savoir pourquoi,
mais ce petit oiseau en cage m'a semblé pertinent
pour illustrer la rentrée...
Comme un air de rentrée qui flotte déjà dans l'atmosphère,
avant même la date officielle, pour ceux qui, comme moi, ont déjà repris le travail,
mais qui pouvaient encore bénéficier du calme des dernières semaines d'août.
Tout va trop vite !
A peine a-t-on eu l'impression que le temps était fait d'une autre substence
pendant ces deux mois d'été, que déjà il reprend sa course.
Les bureaux tranquilles seront bientôt à nouveau grouillants d'employés stressés,
les salles de réunion endormies dans l'ordonnancement figé de leur mobilier
résonneront à nouveau de chiffres, de plans, de directives économiques et financières,
que feront passer quelques gorgées d'eau pétillante, servie dans de joiles bouteilles rouges, dynamiques, gaies, sans doute pour que tout ce petit monde se persuade que
"c'est ça la vraie vie !"
Derniers moments de repos, de rêverie,
dans la présence apaisante des arbres, des étangs,
dans la douceur de l'air,
sans autre souci que de savoir où aller flâner plus loin,
où s'attabler pour le repas...
Derniers moments sans montre, sans planning, sans obligations...
Luxe suprème du temps vacant,
que l'on occupe ou non,
jubilation de cette sensation de liberté,
d'autant plus grande que l'on sait qu'elle n'est
que temporaire...